Isla Coiba est souvent décrite comme l’un des meilleurs endroits du Panama pour faire du snorkeling. Le parc national, classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO, regroupe 38 îles et s’étend sur plus de 270 000 hectares, dont 80 % sont couverts de végétation dense.
Surnommée la petite Galapagos, en raison de la richesse de ses fonds marins, l’archipel se trouve en fait sur la route des migrations en provenance des Galapagos !
C’est un refuge incroyable pour la vie marine : on y recense près de 760 espèces de poissons, 33 espèces de requins, plus de 20 espèces de cétacés, ainsi qu’une grande diversité d’oiseaux, de mammifères et de reptiles.
Dans cet article, on vous donne donc un aperçu d’une journée type dans l’archipel, d’après notre expérience avec l’agence Expedition Coiba.
Sommaire
- 1 Visiter l’île de Coiba avec Expedition Coiba
- 1.1 L’agence Expedtion Coiba à Santa Catalina
- 1.2 Réservation et météo
- 1.3 Les enfants et le snorkeling
- 1.4 Les Tarifs pour l’expédition en mer
- 1.5 Les préparatifs avant le départ
- 1.6 La traversée en lancha
- 1.7 Premier arrêt snorkeling : des tortues par dizaines !
- 1.8 Deuxième arêt : le “shark point”
- 1.9 Pause déjeuner sur l’île principale de Coiba
- 1.10 Rencontre avec Tito, le crocodile
- 1.11 La Baignade sur l’Isla Coiba
- 1.12 Petite marche jusqu’au belvédère
- 1.13 Des os de baleine comme exposition
- 1.14 Coiba, le refuge naturel des crocodiles !
- 1.15 Isla Coibita ou Isla Ranchería
- 1.16 Repos ou troisième session de snorkeling
- 1.17 Troisième arrêt snorkeling : le festival de poissons !
- 2 Où séjourner pour visiter Coiba ?
- 3 Conclusion : notre avis sur Coiba
Visiter l’île de Coiba avec Expedition Coiba
L’agence Expedtion Coiba à Santa Catalina
Expedition Coiba est située sur la rue principale de Santa Catalina, juste à l’angle de la calle Estero, en face du café Panachocolat. Vous ne pourrez pas la rater !
C’est l’une des rares agences qui proposent des sorties snorkeling, et c’est aussi la mieux notée sur Google Maps. De ce qu’on en a vu, les guides sont expérimentés et l’encadrement est très professionnel.
La plupart des autres agences à Santa Catalina sont uniquement dédiées à la plongée en bouteille.
Réservation et météo
Le jour de votre réservation, vous devez remplir un court formulaire sur leur tablette pour inscrire vos noms et numéros de passeports. On peut déjà verser un acompte ou payer la totalité, sinon vous payez le jour de l’excursion.
En général, on réserve pour le lendemain. Mais si la météo se gâte et empêche le départ, la sortie est simplement reportée, sans frais.
Selon la personne sur laquelle vous tomberez, il ou elle prendra un moment pour vous expliquer le déroulé d’une journée type en mer. C’est l’occasion idéale pour poser toutes vos questions.
Les enfants et le snorkeling
Chaque session de snorkeling dure environ une trentaine de minutes, et la mer fatigue vite les enfants !
Si vous voyagez avec des enfants, n’hésitez pas à demander une bouée. Notre guide en avait justement prévu une et, à plusieurs reprises, elle a tiré notre fille en douceur en tenant la corde attachée à la bouée. De cette façon, notre petite pouvait se laisser porter tout en profitant pleinement de ce qu’il y avait à voir sous l’eau.
Tout dépend bien sûr des personnes avec qui vous partez, mais, pour notre part, la guide faisait vraiment attention à ce que tout le monde suive. Elle avançait au rythme du groupe, sans laisser personne derrière.
Les Tarifs pour l’expédition en mer
- 60 $ par adulte pour le snorkeling
- 165 $ pour la plongée bouteille
- En principe, les enfants jusqu’à 5-6 ans ne payent rien.
- 20 $ supplémentaires pour l’entrée au parc national
Pour une sortie snorkeling, il faut donc compter 80 $ par adulte.
Au vu des tarifs pratiqués au Panama et de la qualité de l’expédition, le prix n’est pas excessif.
Les préparatifs avant le départ
Le jour du départ, le rendez-vous est fixé assez tôt, vers 7 h, pour un départ autour de 8 h. Le ou les guides expliquent le trajet et les différents arrêts prévus. Ils distribuent masques, tubas et palmes, chacun essaie son matériel et le garde avec lui toute la journée.
Une fois que tout le monde est prêt, on rejoint l’embarcadère à pied, à 200 ou 300 mètres de l’agence. L’endroit est plus un renfoncement calme qu’un vrai port, avec une dizaine de lanchas alignées et quelques habitations rustiques sur le côté.

La traversée en lancha
Une fois les provisions chargées, on monte à 6 ou 8 personnes dans le bateau. Depuis le bras de mer, on avance jusqu’à la plage, puis le guide attend le bon moment pour passer les vagues. Dès le départ, on est donc mis dans l’ambiance, avec des sauts qui font décoller tout le monde ! Ensuite, on longe la côte pendant environ 1 h 30. Selon l’état de la mer, ça peut secouer un peu.
Sur le trajet, il arrive de croiser des nappes de déchets flottants (du plastique, des branches d’arbres). A plusieurs reprises, le bateau est oblgé de ralentir pour ne pas endommager le moteur et la coque.
On longe aussi plusieurs petits îlots recouverts de végétation. Si vous avez des jumelles, pensez à les prendre !

Premier arrêt snorkeling : des tortues par dizaines !
Comme ils l’indiquent sur leur site, les guides choisissent les arrêts du jour selon la météo et la clarté de l’eau. Pour nous, les trois spots se situaient autour d’Isla Afuera, Isla Simca et les petites Isla Canales. Comme on perd vite le sens de l’orientation en mer, on ne sait pas exactement où on s’arrête !
Une fois dans l’eau, on découvre la clarté impressionnante du parc national de Coiba. La visibilité est excellente, et partout où l’on nage, le fond est tapissé de coraux à perte de vue.
Ils sont assez uniformes et tirent vers le jaune, et comme le fond est plat, on a presque l’impression de nager au-dessus d’un champ de choux-fleurs ! Mais l’abondance de vie marine compense largement : au bout d’un moment, on n’y fait même plus attention.
La profondeur varie entre 5 et 10 mètres selon les endroits, ce qui permet aux amateurs d’apnée de descendre observer de plus près. Comme on longe des petits îlots, on n’a pas vraiment l’impression d’être en pleine mer, ce qui rend l’expérience plus rassurante.
Sur ce premier spot, les tortues sont omniprésentes : où que l’on regarde, on aperçoit des carapaces glisser dans l’eau. C’est assez magique. On a également croisé deux raies immenses enfouies dans le sable, ainsi que des milliers de poissons tropicaux. N’hésitez pas à visionner notre vidéo pour en avoir un aperçu !





Deuxième arêt : le “shark point”
Le deuxième arrêt, situé à une dizaine de minutes en bateau, se fait sur un spot réputé pour les requins. Ce jour-là, malheureusement pour nous, on n’en a vu qu’un seul.
Il faut vraiment être attentif parce qu’avec leur couleur grisâtre, ils se fondent rapidement dans l’eau. Si vous êtes un peu à la traîne et que les premiers du groupe en aperçoivent un, vous ne serez pas forcément au courant.
Et comme tout le monde essaie naturellement de nager derrière pour filmer de plus près, le requin disparaît souvent en quelques secondes. Dans notre groupe, on est 3 ou 4 seulement à l’avoir vu.
Les tortues, en revanche, sont beaucoup plus faciles à observer. D’abord parce qu’à Coiba, on en croise plusieurs dizaines à chaque sortie, mais aussi parce qu’elles restent quasiment immobiles, même lorsqu’on s’approche doucement.
Lors de cette deuxième plongée en apnée, on a vu deux raies gigantesques, des tortues par dizaines, et bien sûr des poissons par milliers !





Pause déjeuner sur l’île principale de Coiba
Après ces deux premières séances de snorkeling, on débarque sur une plage au nord de l’île principale, Isla Coiba. Quelques bâtiments y servent de base aux rangers et à des groupes scientifiques.
Les guides commencent par nous enregistrer auprès des rangers, et le reste du groupe en profite pour passer aux toilettes. Ensuite, chacun est libre de se balader ou de se poser en attendant le déjeuner.
Un grand préau sert d’espace commun où toutes les agences viennent manger, et l’endroit peut se remplir assez vite. Même en basse saison, on a croisé une trentaine à une cinquantaine de personnes, entre ceux qui terminaient leur déjeuner et ceux qui, comme nous, arrivaient tout juste.



Rencontre avec Tito, le crocodile
Sur cette plage, avec un peu de chance, vous pourrez assister à une scène assez impressionnante. L’île est le territoire de Tito, un crocodile d’environ 3 mètres pour près de 200 kilos. D’après les locaux, il passe beaucoup de temps à lézarder au soleil, directement sur la plage ! S’il n’est pas là, c’est qu’il est parti chasser en mer.
Ce jour-là, on a vu un petit attroupement scruter la mer. Intrigués, on s’est approchés. Quelques secondes plus tard, des pêcheurs ont commencé à jeter de gros poissons à l’eau, et la tête massive de Tito a surgi pour les avaler d’un coup.
Il nageait à une quinzaine de mètres à peine du rivage, et on entendait distinctement le claquement de sa mâchoire. Le spectacle a duré quelques minutes, puis le crocodile s’est mis à nager lentement devant nous, parfois à seulement trois mètres du bord.
Il est resté là durant toute notre pause. Et en repartant, les lanchas font presque toutes un détour pour l’approcher, ce qui, évidemment, ravit les touristes médusés.
Prise avec une GoPro, la photo ci-dessous ne reflète pas vraiment l’impression que l’on a sur place. On distingue un petit pic rocheux qui sort de l’eau, entre les deux bateaux au second plan : c’est la machoire du crocodile. En réalité, il se trouve à à peine une vingtaine de mètres du rivage.

La Baignade sur l’Isla Coiba
Vous l’aurez compris : inutile de préciser que la baignade est strictement interdite ici. Les eaux de Coiba sont régulièrement fréquentées par les crocodiles.
C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles l’île a longtemps abrité une prison ouverte, jusqu’en 2004 : aucun détenu n’aurait envisagé de s’évader à la nage. Entre les requins et les crocodiles, la nature servait de système de sécurité bien plus dissuasif qu’une tour de garde !
Petite marche jusqu’au belvédère
Après le spectacle, le guide nous emmène vers un belvédère situé à quelques minutes. Tout de suite derrière les baraquements, le Sendero Mirador Cocos monte au sommet d’une petite colline, et la vue porte sur les îles voisines : isla Rancheira, islas cocos, isla Granito de Oro.




Des os de baleine comme exposition
Au pied d’un bâtiment, on découvre aussi les ossements d’une baleine, posés là comme une exposition en plein air.

Coiba, le refuge naturel des crocodiles !
Avant de rejoindre la deuxième île, le guide nous signale un autre crocodile, allongé sur le petit îlot juste en face de la plage. Sa couleur se fondait tellement dans les rochers que personne dans le bateau ne l’avait repéré. C’est à ce moment-là qu’on réalise qu’ils sont en réalité partout !

Isla Coibita ou Isla Ranchería
Coibita, aussi appelée Isla Rancheira est situé à quelques centaines de mètre à peine de la précédente. C’est l’île paradisiaque par excellence : sable doré, eau turquoise, palmiers immenses… et aucune habitation. Même sous un ciel nuageux, l’endroit est magnifique !
Derrière la plage, un marais abrite Tita, la femelle crocodile associée à Tito. Elle n’était pas là ce jour-là.
Comme l’eau est plus claire ici, et que le cadre est paradisiaque, la plupart des touristes se baignent. On a piqué une tête aussi, mais avec du recul, on se dit que c’était peut-être pas la meilleures des idées ! Bon, en même temps on vous rassure, on a trouvé aucun cas d’attaque dans l’archipel.





Repos ou troisième session de snorkeling
Au bout d’un moment sur cette plage, voyant que certains commençaient à se poser, le guide nous a laissé le choix : rester une heure de plus sur la plage ou repartir pour un troisième arrêt snorkeling. On était plus nombreux à vouloir nager, alors on est reparti pour la dernière scéance d’apnée !
Troisième arrêt snorkeling : le festival de poissons !
La dernière session pour nous s’est déroulé autour d’Isla Afuera. On y a croisé moins de tortues, mais des milliers de poissons de toutes les couleurs ! Comme on nageait collé à la paroi de l’île, le relief sous l’eau était plus marqué, avec de jolies formations rocheuses et forcément, plein de poissons partout.
Après une trentaine de minutes à longer l’île on remonte dans le bateau et on repart enfin en direction de Santa Catalina. Il devait être aux alentours de 15h.








Où séjourner pour visiter Coiba ?
Le plus simple est de séjourner à Santa Catalina, même s’il existe en réalité des villages côtiers beaucoup plus proches de l’archipel.
Le manque d’informations sur les autres possibilités contraint malheureusement la plupart des voyageurs à suivre le même circuit pour organiser leur visite.
Conclusion : notre avis sur Coiba
Si vous avez lu notre article sur Santa Catalina, vous savez que le village ne présente en soi aucun intérêt. Les paysages n’y sont pas forcément spéctaculaires : il faut aimer les plages grises et la mer marron ou venir pour le surf.
Par contre, on recommande à 1000 % une excursion dans le parc national de Coiba, ce sera sans doute votre plus belle plongée, en bouteille ou en apnée, de tout votre séjour au Panama. C’est un site reconnu, de classe mondiale, donc vous aurez la garantie d’en prendre plein les yeux !
Pour vous inspirer dans l’organisation de votre voyage au Panama, n’hésitez pas à découvrir toutes les étapes de notre itinéraire à travers le pays.
- La province de Veraguas avec Santa Catalina, Sona et Santiago de Veraguas,
- La province de Los Santos : l’Isla Iguana, Pedasi, Pocri, Santo Domingo, Villa de los Santos, Las Tablas,
- La province de Herrera, avec Parita,
- La province de Coclé avec Nata, Pénonomé, Anton et Valle de Anton,
- La province de Chiriqui avec Las Lajas,
- La région de Panama avec Panama City et son casco Viejo bien sûr, mais aussi Isla Taboga et Gamboa,
- La province de Colon, avec Portobelo, Cacique, Isla Grande, la Guaira, Isla Mamey et Puerto Lindo.



