Certainement le plus fameux des temples d’Angkor au Cambodge, le Ta Prohm est aussi, avec Angkor Wat, le plus fréquenté. Il a été bâti sous le règne de Jayavarman VII au XIIe siècle, et a d’abord servi de monastère et d’université pour le courant bouddhiste Mahāyāna.
Sommaire
Ta Prohm le temple de la jungle
Le temple Ta Prohm, souvent surnommé le « temple de la jungle », est l’un des sites les plus célèbres et photogéniques du complexe d’Angkor au Cambodge.
Connu pour son aspect « authentique » et sauvage, il offre une expérience unique, où la nature reprend ses droits.
Entouré d’une végétation luxuriante, Ta Prohm se distingue par son atmosphère intemporelle. Les racines imposantes des tetrameles nudiflora, qui s’enroulent autour des murs de pierre, semblent défier le temps.
Ces arbres géants, qui jaillissent des structures, offrent un spectacle féerique et en font un lieu incontournable pour les amateurs de photographie.
Les amoncellements de pierres effondrées et les passages parfois obstrués renforcent son caractère sauvage. Et contrairement à d’autres temples du complexe, celui-ci a été laissé en grande partie tel qu’il a été redécouvert, ce qui contribue à son charme unique.
C’est sans doute l’un des plus beaux temples khmers de la région.
Ta Prohm : un temple majestueux
Les enceintes de Ta Prohm
Le temple Ta Prohm est entouré d’une vaste enceinte rectangulaire mesurant 1 km sur 700 mètres. Chacun des points cardinaux est marqué par un gopura orné des emblématiques quatre visages khmers, un détail architectural typique des temples d’Angkor.
À l’entrée ouest de Ta Prohm, des marchands ambulants proposent souvenirs et rafraîchissements, ajoutant une touche locale à l’expérience. Il y a au total cinq enceintes autour du temple central.
Comme pour le Preah Khan, une fois la première enceinte franchie, vous emprunterez un petit chemin serpentant au cœur d’une forêt dense sur plusieurs centaines de mètres.
Après la première enceinte, un sentier ombragé vous conduit vers une allée dallée et une terrasse cruciforme, éléments caractéristiques de l’architecture khmère. Les douves sur le côté sont à peine visibles et on aperçoit déjà les fromagers typiques de la cité historique.
Après la 4ᵉ enceinte, on débouche sur une cour d’une quarantaine de mètres de diamètre, protégée par des murs en latérite. On peut ici emprunter plusieurs chemins pour faire le tour des édifices ou poursuivre tout droit vers le centre.




Le cœur de Ta Prohm
Après avoir traversé le gopura de la 3ᵉ enceinte du temple Ta Prohm, vous accédez à une cour où la nature se mélange harmonieusement avec l’architecture. Ici, les racines massives des arbres enveloppent les pierres comme des mains géantes, c’est magnifique !
Pour les amateurs de photographie, plusieurs plateformes sont d’ailleurs aménagées devant ces arbres emblématiques.
En entrant dans la 2ᵉ et la 1ʳᵉ enceinte, vous pénétrez dans le cœur du temple Ta Prohm. Ce centre névralgique est constitué d’une multitude de petits édifices, tous reliés entre eux par une passerelle en bois qui guide les visiteurs à travers ce labyrinthe.
Sur presque tous les piliers et murs intérieurs, vous pourrez admirer de magnifiques hauts-reliefs représentant des apsaras, ces danseuses célestes iconiques de l’art khmer.








Ta Prohm ou le temple du « touriste »
Ta Prohm : un temple à éviter l’après-midi
Sa petite taille, comparativement au Bayon ou Angkor Wat fait qu’on se sent vite à l’étroit.
La balade, autant que la prise de photo dans ce temple, est assez difficile.
Aux heures de pointe, il y a des gardiennes qui indiquent aux touristes la direction à prendre.
La passerelle de bois qui traverse le temple oblige les visiteurs à suivre une voie toute tracée.
En journée, avec la foule de touristes qui crient au lieu de parler, ceux qui se prennent en selfie toutes les deux secondes, les gens qui doublent, c’est clairement un temple à éviter !

La visite de Ta Prohm à l’ouverture
Ses horaires d’ouverture ont changé, depuis 2016 il n’est plus possible d’y rentrer à 5 heures du matin.
L’ouverture se fait à 7 heures, les entrées à cette heure sont déjà noires de monde.
Une foule de tuk-tuk et de touristes attendent impatiemment devant les gopuras. Malgré tout, on vous recommande d’y venir tôt, ou alors à l’heure du déjeuner ou juste avant la fermeture. La visite sera déjà moins désagréable qu’en plein après midi.
Si vous y êtes à l’ouverture, vous pourrez marcher plus vite que les autres après la première enceinte et arriver sur les lieux parmi les premiers. Vous pourrez ainsi visiter quelques couloirs seuls.



Le Ta Prohm : un temple surchargé
À Angkor, les tours operators ont mis la main essentiellement sur trois temples : le Bayon, Angkor Wat et le Ta Prhom. Attendez-vous donc à y croiser du monde !
Si vous souhaitez explorer des temples moins fréquentés, mais tout aussi magnifiques, pensez au Preah Khan ou au Banteay Kdei.. C’est d’ailleurs le même roi, Jayavarman VII qui est à l’origine de ces temples.
Pour de nombreux voyageurs, les petits temples moins célèbres d’Angkor, souvent nichés à l’écart des foules, réservent des moments de découverte plus intimes. Mais malgré l’afflux touristique, Ta Prohm reste un incontournable absolu pour sa beauté sauvage et son atmosphère vraiment unique !


