Le temple Wat Phou à Paksé

Le Wat Phou ou un petit Angkor au Laos

Le Wat Phouperché en haut de la colline des monts Pasak, est situé à une cinquantaine de kilomètres au sud de Paksé au Laos, dans la région de Champassak. Vous le trouverez sous différents noms, Vat Phou, ou encore Wat Phu. Ce temple bâti sous l’empire khmer au XIIe siècle a été disputé entre le Laos et le Cambodge et vu la beauté du site, on comprend pourquoi.

L’histoire du Wat Phou

Le Wat Phou a été édifié sous le règne des rois khmers Suryavarman I et II, ce dernier étant celui qui a fait construire Angkor Wat. La ressemblance avec les temples d’Angkor du XIIe siècle est donc toute naturelle. Le sanctuaire est d’ailleurs inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité. L’histoire nous enseigne qu’à l’époque, une route menait directement à Angkor. Le site en lui même date apparemment de bien avant. Dès le Ve siècle plusieurs temples ont précédés celui que l’on voit actuellement et on trouve dans la zone les restes de deux anciennes cités pré-angkoriennes, Lingapura et Shrestrapura. Le lieu est donc chargé d’histoire et de sens pour beaucoup de locaux qui viennent y prier. Chaque année, en janvier ou février le Wat Phou devient un lieu de pèlerinage pour les habitants de la région, avec plusieurs animations lors du Boun Wat Phou Champasak ou festival Wat Phou.

Le Wat Phou : une pépite au sud de Paksé

Même si on revient du Cambodge et qu’on a déjà vu des dizaines de temples khmer, le Vat Phou vaut largement la cinquantaine de kilomètres parcourus jusque là. A ceux qui ne sont jamais allé à Angkor, il vous en donnera un aperçu, et pour les autres, il ravivera vos souvenirs du Cambodge. De plus, la route qui mène au Vat Phou est vraiment dépaysante. Les nombreux temples que l’on croise en route sont accessibles et permettent de se poser sur les rives du Mékong.

Compléter sa visite avec d’autres lieux de la région

Au retour, on peut aller admirer le coucher de soleil au Golden bouddha juste avant d’arriver à Pakse. Si vous préférez rester dans le coin, faites un détour par le village voisin de Champassak. On trouve aussi d’autres temples khmers moins connus dans le coin, comme les temples Nang Sida, Thao Tao, et Tomo

Dans cet article, on va donc vous décrire le temple pour vous en donner un aperçu.

wat phou Paksé

La Visite du Wat Phou

Les palais, les barays et le Nandin Temple

Le site est immense, à l’entrée vous trouverez des magasins, des tables et des bancs pour vous poser et bien sûr des toilettes. Il y a également un petit musée qui retrace l’histoire des lieux.

Les barays et l’allée

A pied, en pénétrant sur le site on passe au milieu de deux barays (bassins) ou bassins artificiels, le north baray et le middle baray. Après la très longue allée, on longe à nouveau un petit étang rempli de nénuphars. On aperçoit au loin les premières ruines. L’allée est bordée des dizaines de bornes en pierres. C’est d’ailleurs de la que part l’ancienne route vers Angkor. Sinon, un véhicule à touristes pourra vous emmener gratuitement jusqu’à ce point en contournant les deux barays, ce qui vous fera gagner une centaine de mètres.

Les palais et le Nandin Temple

Les deux palais ou ce qu’il en reste peuvent se visiter. On passe par le Ho Thao au sud (southern Hall) , et Ho Nang au nord (northen Hall).  Dans les galeries, c’est vraiment exactement comme les temples d’Angkor. On retrouve les mêmes pierres de latérite et de grès, la couleur ocre caractéristique des temples khmers. L’intérieur des cours est complètement vide, recouvert par le gazon. L’allée dallée elle aussi bordée de bornes en pierre se poursuit jusqu’au pied de la colline. Près du palais sud on longe les restes du Nandin Temple datant du XIe siècle.

Les escaliers

On arrive donc au premier escalier, dont les marches sont complètement déformées par le temps. Il y a 7 terrasses au total, et on aperçoit sur les côtés les restes d’anciennes enceintes. On commence donc la rude ascension d’une centaine de marches jusqu’au sommet de la colline. Les escaliers sont bordés tout du long de frangipaniers centenaires ce qui rend le décor encore plus féerique. Dès les premiers paliers on a de beaux points du vue sur les ruines en contrebas.

Wat phou

Le sanctuaire du Vat Phou

Après ces dizaines de marches, on arrive enfin tout en haut, presque nez à nez avec le sanctuaire qui est encore un lieu de prière pour les locaux. On trouve tout autour différentes ruines, un monastère, des sculptures sur pierre dont un éléphant et un crocodile, des statues dont des Dvarapala et une sculpture de trimurti sur la roche, typiques des temples hindous. Pour couronner le tout, une fois au sommet on peut profiter d’une vue incroyable sur les alentours. Tout au fond, au pied de la falaise on peut profiter d’une source d’eau pure sacrée pour se rafraîchir.

Sur les murs du temple, on peut voir de belles apsaras et des Devatas, les mêmes hauts reliefs qu’à Angkor. Les frontons sont décorés de sculptures de shivas, Krishna et Indra.

 

wat phou

La balade prend facilement 3 heures, et elle peut prendre la journée entière si on veut en profiter, méditer ou se reposer. Tout dépend bien sur du jour et de l’heure, mais lors de notre passage les lieux étaient déserts. Ça change des temples d’Angkor!

Comment se rendre au Wat Phou ?

En scooter depuis Paksé

A partir de Pakse, la route est plutôt simple. Il faut prendre le pont et la route 16W au nord Ouest de la ville. On tourne directement à gauche en direction du sud, et au bout de quelques dizaines de kilomètres, on tombe sur un croisement qui mène à gauche au village de Champassak, et à droite vers le Vat Phou.

En transports publics depuis Paksé

Si vous souhaitez prendre les transports publics, il y a plusieurs étapes.

D’abord il faut prendre un songthaew au marché de Daoruang à Pakse et aller au terminal Est de Champasak, à l’est du Mékong.

 Tarif: environ 60 000 Kip.

Il faut prendre un petit ferry pour traverser le Mékong jusqu’à la petite ville de Champasak.

 Tarif : environ 20 000 Kips par personne.

Enfin, de Champasak vous pourrez prendre un tuk tuk pour faire les 8km restants.

La route depuis Paksé

La route est longue mais à mesure qu’on s’éloigne de Pakse, elle devient de plus en plus belle, avec le Mekong et des temples sur la gauche, des rizières et des montagnes sur la droite.

Le Wat Phone Pang

Quelques kilomètres avant d’arriver au Wat Phou, vous pourrez visiter un très beau temple, le Wat Phone Pang. Le sanctuaire regroupe plusieurs édifices, des pagodes, un jardin, le tout au bord du Mékong. On peut le visiter librement, et se poser n’importe où pour admirer la vue. Il y a plusieurs autres temples sur la route, à vous de choisir le vôtre !

Les rives du Mekong

Tout du long vous pourrez admirer la vue sur le Mekong. Le paysage est  le même que celui qu’on peut observer aux 4000 îles, tout au sud du Laos.

Les rizières

De l’autre côté de la route, vous longerez des rizières sur des kilomètres.

Le tarif d’entrée et le scooter

L’accès au Wat Phou

 L’entrée sur le site coûte 50 000 kips + 5000 kips pour garer le scooter (prix début 2016).
 Le site est ouvert de 8:00 à 18:00

Sur la route, vous trouverez de nombreuses échoppes qui vendent des bouteilles d’eau fraîches. Pensez à en acheter avant d’entrer sur le site, car sur le site elles coûtent plus que le double.

Prévoir plus au cas où

C’est ici, sur ce parking du Vat Phou, pourtant surveillé, qu’ont lieu la plupart des crevaisons de pneus. La soit disant gentillesse légendaire des laotiens en prend un coup lorsqu’on apprend que oui, volontairement des locaux visent les scooters des touristes pour en crever les pneus. Par simple amusement ou haine du touriste, le but est de vous envoyer ensuite chez l’oncle réparateur qui vous remplacera la chambre à air pour 25-30 000 kips. Comme le souligne les loueurs de scooter eux mêmes, notamment Miss Noy, cela arrive trop fréquemment pour que ce soit un hasard.

Ce n’est pas très grave car sur la route du retour, à même pas 2 km se trouve cet « oncle » réparateur de deux roues. Il vaut mieux se faire crever le pneu que de se le faire voler, donc il faut impérativement cadenasser les roues dès qu’on quitte le scooter.

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