L’excursion à la journée sur l’île Saona, en République Dominicaine, est certainement celle qui a le plus de succès auprès des touristes. Des départs ont lieu tous les jours de l’année, depuis à peu près toutes les villes. Selon l’agence et le point de départ, ces excursions prennent différentes formes et offrent différentes options.
Sommaire
L’excursion à la Isla Saona depuis Bayahibe
Nous ne parlerons pas des possibilités depuis Punta Cana, la Romana ou toute autre ville côtière de l’île. Les trajets depuis ces villes éloignées sont beaucoup trop longs, et les prix des excursions sont exorbitants par rapport au niveau de vie local.
Les différents arrêts de l’excursion
Bayhibe est le point de départ privilégié pour visiter l’île de Saona. On peut aussi partir pour l’ile Catalina, plus réputée pour le snorkeling, mais la ville de La Romana dans ce cas est plus proche.
Depuis Bayhibe, des tours opérators organisent l’excursion à la journée, comprenant des arrêts à :
- la Piscina Natural Saona ou Blue Lagoon
- la Playa Palmilla ou Playa Brayan Polanco
Ces spots font toujours partie de l’île principale, ils sont situés tout au sud du Parque Nacional Cotubanamá. Dans la gigantesque piscine naturelle, les touristes peuvent voir des étoiles de mer à profusion dans une eau cristalline et peu profonde.
Les plages de cette pointe sud sont magnifiques, bordées de palmiers, mais il n’y a aucune habitation ici. Tout est organisé pour le tourisme, c’est-à-dire qu’il y a des bars de plage, des transats par centaine. Le cadre est vraiment idyllique, mais on est entouré de centaines d’autres touristes.
Sur l’île de Saona même, selon la compagnie, il y a des arrêts à :
- la Playa Bonita,
- la Playa Isla Saona
- Playa del Gato
- Playa Don Joe
- Playa El Toro
- Playa Philion,
- et enfin Mano Juan, le village de l’île.
Hormis Mano Juan où il y a de vrais habitants, sur ces plages, l’ambiance est la même que sur les deux précédentes du Parque Nacional Cotubanamá. Transat, musique à fond, et seulement des touristes !




Se rendre à l’Isla Saona par ses propres moyens
Le bateau-bus de Bayahibe
Oui, il est tout à fait possible de faire l’aller-retour dans la journée sur Saona, sans passer par ces agences hors de prix. Au lieu de payer 100$ ou beaucoup plus par personne, il vous suffit de prendre le bateau-bus public à Bayahibe, à 1500 pesos par personne l’aller-retour.
Celui-ci part aux environs de 8-9h le matin, le lieu de rendez-vous est le port. Vous ne pourrez pas le rater, il y a plein de locaux avec des marchandises qui attendent là.
Le droit d’entrée pour Saona, une arnaque ?
La règle pour le touriste, c’est de payer un bracelet qui fait office de droit d’entrée sur Saona. Cela vous en coûtera quelques centaines de pesos à peine. En réalité, une fois ce bracelet aux poignées, absolument personne ne vérifie que vous avez ce droit d’entrée.
Lorsque vous arrivez sur le port, si vous demandez des infos aux locaux, ils vous guideront vers les conducteurs du bateau. Ce sont eux qui incitent le touriste à payer ce droit d’entrée fictif, et ils vous indiqueront où aller pour l’acheter.
C’est dans une maison verte, à quelques dizaines de mètres du port, sur l’allée principale des bus.
Un trajet bien moins cher qu’en tour opérator
Au total donc, ça vous en coûtera moins de 2000 pesos par tête, c’est évidemment un prix pour touriste. Le bateau repart à 14h vers Bayahibe. Cela vous reviendra donc beaucoup, beaucoup moins cher qu’en passant par un tour opérator.
Sachez qu’une fois sur l’île, des habitants vous proposeront le retour pour 500 pesos seulement. Il est donc tout à fait possible de ne prendre qu’un aller, histoire d’amortir la note.
Bien sûr, le bateau-bus fait de nombreux arrêts sur le trajet pour déposer des locaux et des marchandises. On était quelques touristes à connaitre l’astuce, et certains sont descendus avant Mano Juan, sur des plages incroyablement belles et totalement désertes le matin.
Le tarif est le même, mais sachez que vous pouvez descendre à n’importe lequel de ces arrêts, le bateau-bus refait exactement les mêmes au retour.

Mano Juan
Le village de Mano Juan
Le dernier arrêt du bateau-bus est Mano Juan, le village de l’île. Pour être honnête, la plage du village n’est pas la plus belle de tous les arrêts précédemment cités. En contrepartie, il y a une vraie vie de village ici et donc autre chose à voir que la plage.
On peut sympathiser avec les locaux, même s’ils sont un peu trop habitués aux touristes de passage. Bizarrement, on n’en a pas beaucoup débarquer ici, quelques bateaux à peine qui repartent presque aussitôt. En venant par vos propres moyens, vous aurez donc la plage et le village pour vous seuls ou presque !
Bon, le cadre reste malgré tout paradisiaque, avec toutes ces maisons de couleurs et ces palmiers tout autour. Le village est assez vaste, il n’y a qu’une ruelle intérieure, mais on trouve des lotissements et des maisons isolées assez loin du port. Les restaurants, les hébergements sont beaucoup plus chers que sur l’ile principale, et c’est normal.
Pour des locaux coupés du monde, le tourisme est souvent la seule source de revenu. Le petit café sorti du thermos est à 70 pesos au lieu de 15 par exemple.
La visite du village est vraiment sympa parce qu’on se sent libre d’aller où on veut, tous les chemins sont en sable et il n’y a pratiquement aucun engin à moteur. Il y a bien sûr quelques scooters et des camionnettes, car il y a évidemment plein de sentiers sur l’île, entre les différentes plages.













La plage de Mano Juan
De 9h00 à 14h, vous n’avez plus qu’à profiter des lieux, de la plage et de l’eau turquoise de Saona !
La partie de plage la plus jolie et la moins chargée d’algues se trouve à gauche de l’embarcadère. Le cadre est partout paradisiaque, mais pour la baignade, c’est plus facile de ce côté-ci. Saona n’est malheureusement pas épargnée par les algues, du moins sur la partie sud de l’île. On n’en a pas vu sur toutes les autres plages citées.
Ceci dit il y en a vraiment très peu, c’est juste qu’à cette période de l’année (juillet-aout) la baignade est pour le coup moins agréable qu’ailleurs dans le pays.






















