La Savane des esclaves est un musée à ciel ouvert, dédié à la mémoire de la Martinique. Situé dans le quartier de La Ferme aux Trois-Îlets, il est un des lieux incontournable pour les curieux et les passionnés d’histoire.

La Savane des esclaves, 400 ans d’histoire douloureuse

Ce musée en plein air est entièrement consacré à la mémoire de la Martinique et à ses traditions. Il a été créé par Gilbert Larose, également connu sous le nom de Ti Gilbé, un passionné d’histoire, auteur et conteur martiniquais.

Installé au cœur de la nature, sur plus de trois hectares, le site propose un parcours en plusieurs étapes. Le visiteur y suit un circuit structuré permettant de découvrir les grandes lignes de l’histoire de l’île.

À travers différents espaces thématiques, le musée retrace le destin d’hommes et de femmes confrontés à l’injustice, depuis les premiers peuples ayant habité l’île jusqu’à l’abolition de l’esclavage.

La Rue Case-Nègres et la Place de l’Esclave Romain

Après avoir passé l’entrée, on est tout de suite plongé au cœur d’une nature luxuriante, avec plusieurs bâtisses aux allures traditionnelles. Il y a un étang et autour une maroquinerie et un musée,

Le parcours monte vers plusieurs cases en bois tressé. Chacune d’elles illustre un épisode marquant de l’histoire de l’esclavage en Martinique, permettant au visiteur de mieux comprendre cette période sombre à travers des mises en scène sobres, mais évocatrices.

Le Village Antan Lontan

Avec le village Antan Lontan, le parcours se poursuit par la visite de plusieurs cases consacrées à l’histoire de la Martinique après l’abolition de l’esclavage.

Cette dernière étape est située en bordure d’un jardin créole médicinal, où l’on découvre les plantes typiques de l’île, leurs usages et leur importance dans la médecine traditionnelle.

On peut y voir notamment la plante doliprane, avant que les labos n’usurpent le nom !

Le village Kalinago

Au sommet de ce vaste jardin, plusieurs huttes traditionnelles construites en paille et en feuilles de palmiers séchées évoquent les habitations des premiers habitants de l’île. C’est le village Kalinago.

À l’intérieur, des statuettes presque grandeur nature donnent vie à ces scènes, plongeant le visiteur dans le quotidien d’une époque lointaine.

Le bélvédère de la Savane des Esclaves

Pour rejoindre la sortie, il suffit de bifurquer sur la gauche en redescendant, puis de remonter jusqu’au point culminant du jardin.

De là, une vue panoramique s’ouvre sur l’ensemble du site. En prenant un moment pour observer, on peut aisément imaginer un village ancestral, avec ses cases traditionnelles disséminées dans la verdure, et entrevoir ce que pouvait être la vie autrefois sur l’île.

La faune à la Savane des Esclaves

On n’y a pas vu d’espèces d’oiseaux particuliers, ni d’animaux sauvages bien sûr. Par contre, soyez attentifs, il y a pleins de lézards partout !

Conclusion : notre avis sur la Savane des esclaves

De la reconstitution d’un village Kalinago, aux huttes ou cases en bois et en paille des anciens esclaves, on découvre, ou on redécouvre ce passé douloureux de la Martinique.

Partis sans conviction au départ, cette visite s’est révélée être une belle surprise pour nous. Au-delà de l’aspect culturel, le lieu séduit aussi par la richesse de sa végétation et une belle harmonie entre histoire et paysage. Une promenade enrichissante, à la fois instructive et apaisante.

L’entrée est fixée à 12 € pour les adultes. Des tarifs réduits sont proposés aux seniors et aux étudiants, et le billet coûte 5 € pour les enfants de 3 à 12 ans.

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